Manger pour combattre le feu dans votre cerveau

14

Les scientifiques pensaient que le temps presse en matière de prévention de la démence.

Les changements biologiques dans la maladie d’Alzheimer commencent des années avant la première clé oubliée. Au moment où le diagnostic est posé, les dégâts sont souvent silencieux, profonds et apparemment causés. Vous supposez que la fenêtre est fermée. Vous haussez les épaules. Vous avancez.

Pas plus.

Une nouvelle étude du JAMA Network Open remet en question ce fatalisme. Ils ont suivi près de 1 900 adultes pendant 15 ans. Voici la tournure. Ils ne se sont pas uniquement intéressés aux personnes en bonne santé. Ils ont examiné des personnes présentant déjà des signes sanguins précoces de la maladie d’Alzheimer. Même avec ces changements, le régime alimentaire restait important. Et ce n’était pas n’importe quel régime. Un modèle a battu les autres.

Le régime qui ne s’arrête pas

L’équipe a suivi 1 865 personnes âgées de plus de 60 ans, dont aucune n’était atteinte de démence au début. Le sang coule. Journaux alimentaires. Une décennie et demie de suivi.

Ils n’étaient pas intéressés par le discours d’encouragement habituel « bien manger pour rester jeune ». Ils voulaient savoir quelque chose de spécifique. Si le processus pathologique a sans doute déjà commencé, la nourriture change-t-elle encore l’issue ?

Ils ont comparé trois approches. Le style méditerranéen. Un indice général d’alimentation saine. Et un schéma anti-inflammatoire.

Tous les trois ont aidé, évidemment. Mais pour les personnes qui portaient déjà le poids biologique des premiers signes de la maladie d’Alzheimer, un seul schéma refusait de faiblir. L’approche anti-inflammatoire.

S’en tenir à ce schéma est lié à une baisse de 20 à 30 % du risque de démence, selon les biomarqueurs mesurés.

Les autres régimes ? Ils fonctionnaient mieux pour ceux qui avaient des profils sanguins plus propres. Une fois que la biologie est devenue désordonnée, les indices méditerranéens et de santé générale n’ont plus offert le même bouclier. Le régime anti-inflammatoire l’a fait. Il a continué à fonctionner lorsque d’autres ont perdu leur puissance.

Pourquoi l’inflammation est importante

Il ne s’agit pas d’une seule baie miracle. Ou une épice secrète.

La science suggère que l’inflammation chronique de faible niveau ne se limite pas à la neurodégénérescence. Il le pousse activement. Cela endommage les neurones. Cela brouille les lignes de signal entre les cellules. Cela accélère l’horloge.

Ce régime alimentaire est simple. Vraiment. Il s’agit simplement d’ajouter des éléments qui réduisent l’inflammation et de supprimer ceux qui la déclenchent.

Vous mangez des plantes. Beaucoup d’entre eux.
Les légumineuses.
Céréales entières.
Des noix.
De bonnes graisses.

Vous sautez le reste.
Des déchets ultra-traités.
Boissons chargées de sirop.
Viandes transformées.

Cela ressemble à des devoirs, mais ce ne sont que des courses. Ajoutez une poignée d’épinards au dîner. Remplacez le riz blanc par du riz brun, si vous pouvez le supporter. Abandonnez le sac de chips pour des amandes ou une pomme. Jetez des haricots dans votre pot deux fois par semaine. L’huile d’olive, l’avocat, les poissons gras, voilà vos alliés désormais.

Les plats à emporter

Nous savions que la maladie d’Alzheimer s’installait. Nous avions oublié que le mode de vie ne perdait pas son importance une fois que la maladie commençait.

Cette étude ne promet pas de remède. Cela ne suggère pas que le chou frisé puisse inverser des décennies d’accumulation de plaque du jour au lendemain. Rien n’y fait.

Mais il offre quelque chose de rare. J’espère que ce n’est pas naïf. Votre assiette compte même lorsque la biologie change. Cela façonne la voie à suivre. La question de savoir s’il suffit de changer la fin reste ouverte, mais l’ignorer ne garantit rien de bon.