Le risque cardiaque caché pour les personnes atteintes de psoriasis : l’impact de l’inflammation cutanée sur la tension artérielle

17

Le psoriasis, une maladie cutanée chronique provoquant des plaques squameuses, n’est pas seulement une question d’inconfort. La recherche relie de plus en plus le psoriasis grave à des risques plus élevés d’hypertension artérielle (hypertension) – un contributeur majeur aux maladies cardiaques. Ce lien peut être négligé, mais il est essentiel que toute personne traitant du psoriasis le comprenne.

Pourquoi le psoriasis et la tension artérielle sont liés

La pression artérielle mesure la force du sang contre les parois des artères. L’hypertension, définie comme 130/80 mmHg ou plus, augmente considérablement le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral. Des études montrent que les personnes atteintes de psoriasis, en particulier celles présentant une atteinte cutanée étendue, ont un risque manifestement accru de développer une hypertension.

Des médecins comme Joel Gelfand, MD, à Penn Medicine, expliquent que la gravité du psoriasis est en corrélation avec le contrôle de la pression artérielle. À mesure qu’une plus grande partie du corps est touchée par le psoriasis, la gestion de l’hypertension devient plus difficile. Le problème central ? Inflammation chronique.

Le psoriasis déclenche une inflammation systémique qui endommage les vaisseaux sanguins. Cela conduit à un dysfonctionnement endothélial (les vaisseaux se contractent au lieu de se dilater) et à une rigidité artérielle, deux facteurs principaux de l’hypertension artérielle. Cependant, la relation exacte reste complexe : on ne sait pas clairement si le psoriasis provoque directement l’hypertension ou si d’autres risques communs – comme l’obésité, le tabagisme ou une mauvaise alimentation – sont en jeu.

Syndrome métabolique : le lien inflammatoire

Le psoriasis accompagne fréquemment le syndrome métabolique. Ce groupe comprend l’hypertension artérielle, l’obésité abdominale, un taux élevé de triglycérides, un faible « bon » cholestérol et un contrôle altéré de la glycémie. L’inflammation est le dénominateur commun. Des médecins comme Jessica Kaffenberger, MD, de l’Ohio State University, soulignent que l’inflammation provoquée par le psoriasis peut accélérer le développement de ces affections, augmentant ainsi le risque de crise cardiaque.

Mark Lebwohl, MD, du Mount Sinai, le dit sans détour : “Si vous regardez la fréquence des crises cardiaques chez les patients souffrant d’inflammation, elle est plus élevée.” Cela souligne l’urgence de gérer le psoriasis en tant que maladie systémique et non seulement en tant que problème de peau.

Étapes simples pour réduire vos risques

Si vous souffrez de psoriasis, une prise en charge proactive est essentielle. Voici ce que vous pouvez faire :

  • Exercice régulier : Visez au moins 30 minutes d’activité modérée par jour ; l’entraînement en force deux fois par semaine est également bénéfique. Cela peut abaisser la tension artérielle de 5 à 8 mmHg.
  • Réduisez votre consommation de sel : Les aliments transformés sont d’importantes sources de sodium. Limitez votre apport quotidien à environ 1 500 mg.
  • Augmentez le potassium : Les aliments comme les bananes, les légumes-feuilles et les avocats aident à équilibrer les niveaux de sodium. Visez 3 500 à 5 000 mg par jour.
  • Consommation modérée d’alcool : Les hommes devraient limiter leur consommation à deux verres par jour ; femmes à une.
  • Réduction du stress : Le stress chronique aggrave l’inflammation et augmente la tension artérielle. Découvrez les techniques de relaxation.

Plus important encore, parlez-en à votre médecin. Il pourra vous recommander des médicaments parallèlement à des changements de mode de vie pour contrôler l’hypertension.

Le psoriasis est une maladie inflammatoire ayant de graves implications systémiques. Ignorer le lien avec l’hypertension artérielle vous expose à un risque cardiaque inutile. En luttant contre l’inflammation et en adoptant des habitudes saines, vous pouvez protéger votre santé cardiovasculaire.