Même si nous utilisons souvent des produits chimiques agressifs pour créer un environnement domestique « sanitaire », les produits mêmes destinés à tuer les germes peuvent compromettre notre santé respiratoire. Une recherche récente publiée dans Environmental Science & Technology met en évidence une menace importante présente dans de nombreux nettoyants ménagers courants : les composés d’ammonium quaternaire (QAC).
La menace aérienne pour la santé pulmonaire
Depuis des années, les scientifiques savent que l’exposition aux QAC est liée à un risque accru d’asthme et de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). Cependant, une nouvelle pièce du puzzle est apparue concernant la comment ces produits chimiques pénètrent dans nos systèmes.
Étant donné que les CAQ ne sont pas facilement absorbés par la peau ou le tube digestif, les chercheurs ont émis l’hypothèse que l’inhalation est la principale voie d’exposition. Pour tester cela, une étude impliquant des souris a révélé un lien critique :
– Lorsque des souris ont inhalé des QAC à des niveaux provoquant des lésions pulmonaires, la concentration du produit chimique dans leur sang reflétait les niveaux trouvés dans le sang humain.
– Cela suggère que l’inhalation de QAC en aérosol est une voie beaucoup plus directe et dangereuse vers la circulation sanguine que l’ingestion ou le contact cutané.
Pourquoi l’utilisation du QAC augmente
Vous vous demandez peut-être pourquoi ces composés restent si répandus malgré les risques connus. La réponse réside dans une combinaison de changements réglementaires et de tendances mondiales en matière de santé :
- Vide réglementaire : En 2015, la FDA a interdit d’autres désinfectants courants, tels que le triclosan et le triclocarban. Cela a conduit les fabricants à se tourner vers les QAC comme principale alternative.
- L’effet pandémique : L’épidémie de COVID-19 a déclenché une augmentation massive des efforts de désinfection, entraînant une augmentation significative des concentrations de QAC dans l’air.
Aujourd’hui, avec plus d’un million de livres de CAQ produits ou importés chaque année, ces produits chimiques sont omniprésents. On les retrouve dans une variété surprenante de produits, notamment :
* Sprays désinfectants et nettoyants en aérosol
* Feuilles sécheuses
* Herbicides
* Sprays nasaux et désinfectants pour gouttes oculaires
* Bains de bouche oraux
Comment protéger votre système respiratoire
La recherche suggère que le danger le plus immédiat vient des produits en aérosol, des sprays qui transforment ces produits chimiques en fines brumes qui sont facilement inhalées profondément dans les poumons. Pour atténuer ce risque, les experts recommandent de se tourner vers des alternatives de nettoyage non toxiques.
Lorsque vous achetez des produits ménagers, recherchez les certifications reconnues qui garantissent des profils chimiques plus sûrs :
* Étiquette EPA Safer Choice : Indique que le produit répond aux normes de sécurité strictes établies par l’Environmental Protection Agency.
* Certifié MADE SAFE : Vérifie l’absence d’ingrédients nocifs.
* Projet B-Corp ou sans OGM : Bien que plus larges, ceux-ci signalent souvent un engagement envers des normes de sécurité et environnementales plus élevées.
“Il faut se demander si nous voulons vraiment avoir tous ces sprays désinfectants à base de QAC dans l’environnement étant donné leur toxicité pulmonaire avérée”, prévient le chercheur Cortopassi.
Conclusion
L’utilisation généralisée de composés d’ammonium quaternaire sous forme d’aérosol présente un risque documenté pour la santé pulmonaire et l’absorption systémique. En optant pour des nettoyants certifiés non toxiques, les consommateurs peuvent maintenir leur hygiène sans compromettre leur bien-être respiratoire.





























